Historique

Pour découvrir la Provence, sur les pas de Paul Cézanne, la Maison Fouque est une étape unique, à Aix-en-Provence, au pied de la montagne Sainte-Victoire.

Notre maison à l’architecture typiquement provençale offre à ses hôtes une pause sur la route qui mène au Tholonet, et un parcours de découverte des traditions provençales.

L'Art du santon se perpétue ici depuis 4 générations, à partir d'un savoir-faire unique et ancestral qui a valu à la MAISON FOUQUE le prestigieux label « Entreprise du Patrimoine vivant ».

Un parking accueille les visiteurs à l’ombre des platanes dans un site verdoyant. En vous promenant dans notre jardin, vous pourrez vous reposer à l’ombre du grand pin.

Vous serez accueillis dans le plus pur esprit provençal avec « Toute l’âme et le Climat de la Provence ».

Mireille Fouque
Emmanuel Fouque

Les Santons Fouque : un savoir-faire unique ancestral

La famille Fouque : Quatre générations de santonniers

Origine du santon

La fabrication des Santons Fouque : un savoir-faire traditionnel, unique et ancestral

Le " Coup de Mistral © "

Approche de la crèche en Provence

Pour composer une crèche ...

La crèche traditionnelle en Provence

La veillée calendale

Fiche de renseignements pour les visites : conditions, horaires, coordonnées et accès

LES SANTONS FOUQUE 

Un savoir-faire unique et ancestral

Les SANTONS FOUQUE sont aujourd’hui connus, collectionnés et vendus dans le monde entier. De grandes expositions leur ont été consacrées à New York, Tokyo, Rome, Genève, Avignon, Berlin… Pourtant, depuis la création de la Maison Fouque en 1934, c’est toujours à Aix-en-Provence, berceau de leur création et source de leur inspiration, que les célèbres santons sont toujours fabriqués par Mireille Fouque et son fils Emmanuel, artisanalement, dans le respect de la tradition provençale et du détail.

Depuis quatre générations, les modèles sont créés à la main par les membres de la famille Fouque. Depuis Jean-Baptiste Fouque, 1er prix de sculpture et de peinture des Beaux-Arts en 1892, de père en fils ou en fille, chaque génération a su transmettre à la suivante un savoir-faire unique basé sur la maîtrise parfaite des mêmes techniques de modelage, de sculpture et de peinture.

C’est bien là la volonté première de la famille Fouque  : Faire connaître et partager leur passion et leur attachement à cette terre de Provence, à travers l’Art du Santon.

Santons Fouque, label EPV

Santons FOUQUE Cezanne Peintre devant la Sainte Victoire

Chaque année, de nouveaux santons sont modelés. Ces pièces qui complètent la collection des santons Fouque, maintiennent vivant le souvenir des personnages mythiques de la Provence : la Porteuse de lavande, le Ramasseur d’olives, la Femme aux savons, le Rabassier, la Porteuse d’ail, le Calissonnier, l’Aixoise, le Ravi, la Porteuse de cruches, le Porteur de bois, le Jardinier…). Parmi ces créations, il y a bien sûr le célèbre « Coup de Mistral © », création exclusive de la Maison Fouque depuis 1952, considéré comme le chef-d'œuvre de l'art du santon.

La famille Fouque

Quatre générations de santonniers

1892

Jean-Baptiste Fouque obtient le 1er Prix de Sculpture et le 1er Prix de Peinture  des Beaux-Arts.

1934

Jean-Baptiste crée les SANTONS FOUQUE à Aix-en-Provence. Son fils, Paul, a 13 ans. Sur les conseils de son père et de son frère, Paul fabrique son premier modèle de santon en argile. A leurs côtés, il acquiert les techniques de sculpture, modelage et peinture. Jean-Baptiste décide de prendre une place à la Foire de Sainte-Barbe pour vendre ses santons et crée ainsi la première foire aux santons d'Aix-en-Provence.

 

Jean Baptiste Fouque et son fils Paul à la Foire aux Santons d'Aix en Provence
Santons FOUQUE - Foire aux Santons d'Aix en Provence

1947

Paul Fouque se marie et s’installe au Pont des Trois Sautets à Aix-en-Provence. Sur les traces de son père, il devient, lui aussi, santonnier. Il travaille avec son épouse. Les débuts sont difficiles dans le petit atelier. Il réalise une collection complète de santons pour la Foire de Noël.

1952

Création du célèbre « Coup de Mistral © ».

Après avoir longuement observé les attitudes des « personnes en difficultés dans le vent », notamment un berger, Paul Fouque matérialise le mouvement du manteau volant dans le mistral. Le « Coup de Mistral © », création exclusive de la Maison Fouque déposée à l’I.N.P.I., est aujourd’hui considéré comme le chef-d’œuvre de l’art du santon. Il est connu et collectionné dans le monde entier.

1957

Installation de la Maison Fouque au 65 cours Gambetta à Aix-en-Provence, son actuel emplacement, au pied de la montagne Sainte-Victoire. Quatre personnes travaillent alors dans l’entreprise familiale.

1965

Suivant l’exemple donné par ses père et grand-père, Paul et Jean-Baptiste ; Mireille, initiée dès son enfance à l’art du santon, crée cette année-là son premier modèle en terre cuite à l’âge de 15 ans qui est présenté au Salon International des Santonniers, en Arles, « la Vierge à l’Enfant ».

1968

Consécration de Paul Fouque qui obtient la Médaille d’Or du Concours National du Meilleur Ouvrier de France pour une crèche qui lui a demandé 1000 heures de travail.

1970

Cinq personnes travaillent maintenant auprès de Paul et Paulette Fouque.

1976

 Mireille Fouque obtient la Médaille de Vermeil de l’Exposition Régionale des Meilleurs Ouvriers de France. Au sein de la Maison Fouque, elle crée de nombreux modèles et fait connaître l’Art du Santon, les traditions et coutumes régionales, en France et à l’étranger (New-York, Genève, Rome, Tokyo…), en organisant de nombreuses expositions et en participant à des conférences données sur le thème de la culture provençale.

1987

Paul Fouque prend sa retraite. Mireille prend la Direction de la Maison Fouque. Son sens de la communication lui permet de positionner la Maison Fouque sur le plan international. L’entreprise passe alors de 7 à 20 artisans.

1990

La Maison Fouque recense sa collection composée de près de 1800 modèles différents.

1994

Création de l’Association Fouque par Mireille Fouque dont l’objet est de « Pérenniser, transmettre et faire rayonner la Provence, sa culture, son savoir-faire et ses traditions en France et à l’étranger ». De nombreuses actions internationales sont organisées chaque année  auprès d’institutions : Ambassades, Maison de la France, consulats et offices du  tourisme à l’étranger.

2001

Mirelle Fouque reçoit le titre de Citoyen d’Honneur de la Ville d’Aix-en-Provence, la Médaille de la Ville de Meyreuil ainsi que la Médaille de la Ville de Paray-le-Monial.

2002

Célébration officielle du Jubilé du « Coup de Mistral © », 1952-2002, en présence de nombreuses personnalités françaises et étrangères.

2004

La Maison a 70 ans d’existence.
Aucune réception n’est organisée à cause du décès de Paul Fouque cette même année.

2005

Mireille Fouque reçoit l’insigne de Chevalier dans l'Ordre National de la Légion d’Honneur et, également, le Prestige des Provinces Françaises. La même année,
elle est intronisée au sein de l'Académie des Arts et Belles Lettres de Provence.

2006

Emmanuel Fouque, a  obtenu un diplôme d'ingénieur et il a travaillé dans une entreprise pharmaceutique pendant 7 ans. Il rejoint la Maison Fouque pour travailler en famille avec Mireille Fouque.

2007

Le Ministère du Commerce et de l’Artisanat décerne le prestigieux label national  « Entreprise du Patrimoine Vivant » à la MAISON FOUQUE.

Emmanuel Fouque crée ses premiers modèles qui seront rajoutés à la collection de la famille Fouque.

2009

La Chambre des Métiers instaure la Route des Métiers d’Art. La Maison Fouque est choisie pour l’inauguration et le lancement de cet évènement.
Pour célébrer le 75ème anniversaire de la création des SANTONS FOUQUE à Aix-en-Provence, la Maison Fouque organise une grande exposition « La Provence des Grands Peintres ». Cette exposition présente les chefs-d'œuvre de la Maison Fouque à travers les grands thèmes immortalisés depuis plus d'un siècle sur toile par les grands peintres venus en Provence (Cézanne, Picasso, Buffet...) et dans l'argile par la famille Fouque.
Mireille Fouque est nommé Chevalier des Arts et des Lettres par le Ministère de la Culture et obtient le titre de Maître Artisan qui constitue la plus haute distinction artisanale.

2010

Atelier d'Art de France
La Maison Fouque devient « Atelier d’Art de France »

2011

Emmanuel Fouque, qui crée chaque année de nouveaux modèles, réalise une Ravie-Gardienne d’oie qui remporte un vif succès.

2012

Jubilé de la création du modèle de « Renaude », la compagne du  célèbre « Coup de Mistral © ». Lancement des modèles poinçonnés et numérotés pour cet évènement le 15 Juin 2012.

2014

La Maison FOUQUE fête le 80ème anniversaire de sa création.
Officiellement contributeur de la programmation de l’Année Mistral, la Maison Fouque rend hommage à Frédéric Mistral pour le centième anniversaire de sa disparition

Mireille Fouque ainsi qu'Emmanuel Fouque et son épouse perpétuent l’esprit familial et un savoir-faire ancestral en travaillant ensemble.

Dans l’atelier d’Aix-en-Provence et dans sa bastide, Mireille Fouque partage son amour de la Provence avec ses hôtes. Au fil des saisons, les traditions rythment depuis toujours sa vie quotidienne. Avec passion,  Mireille Fouque œuvre ainsi pour son grand plaisir et celui de ses visiteurs, le célèbre Art de Vivre Provençal. Elle perpétue l’esprit traditionnel de cette région unique au monde bien au-delà de la Sainte-Victoire. Elle est régulièrement invitée dans le cadre d’expositions prestigieuses et de conférences thématiques organisées en France et à l'étranger.

ORIGINE DU SANTON

Le mot provençal « Santoun » veut dire « Petit Saint ». Il désigne les figurines d’argile fabriquées en Provence et appelées en français « Santons ».

Saint-Luc situe la naissance de Jésus dans une « Crupio » : (en provençal:Grupi) qui signifie « mangeoire d’étable ». C’est l’origine des futures représentations de la Nativité.

La fête de Noël a été décidée par le Pape Liberius en l’an 354.

Cette fête de Noël remplace la fête païenne du « Nathalis Solis Invicti » : Soleil invaincu qui grandit après le solstice d’hiver.

La première représentation de la Nativité, qui ait été retrouvée, a été sculptée sur un sarcophage de marbre du IVème siècle.

Ce n’est qu’en 1223 que Saint-François d’Assise décida, au château de Grecio en Italie,  de représenter la crèche vivante.

Les crèches apparaissent dans les églises seulement au XVIe siècle, avec des personnages en cire (uniquement pour les personnages divins et pour la pureté du cierge). D’autres seront en bois, en plâtre ou en mie de pain, vêtus d’étoffes.

A la révolution, les églises sont fermées mais la crèche est présente dans les foyers.

C’est alors qu’apparaissent les premiers santons de petite taille. Le santonnier Lagnel est un des plus réputés et des plus anciens. Il est né en 1764. La première foire aux santons est à Marseille (Décembre 1803).

LA FABRICATION DES SANTONS FOUQUE  :

UN SAVOIR-FAIRE TRADITIONNEL, UNIQUE ET ANCESTRAL

 


fabrication des santons FOUQUE

Préparation de l’argile :   Autrefois, il fallait choisir de la terre brute en carrière, puis la mettre à tremper, la délayer, la tamiser. Le liquide obtenu était ensuite dirigé dans des bassins de décantation où il séjournait environ deux mois. Pendant la saison chaude, le soleil terminait l’évaporation du surplus d’eau. Il restait alors une pâte que l’on récupérait dès qu’elle ne collait plus aux doigts. Cette argile était mise en cave et conservée fraîche environ cinq ans. Cette méthode a été employée dans la Maison Fouque jusqu’en 1990.

De nos jours, la Maison Fouque utilise une argile très fine de la région, déjà travaillée. C’est avec cette terre très pure que nous fabriquons nos santons.

Création des santons :    Le premier modèle est créé entièrement à la main exclusivement par un membre de la famille Fouque. A partir de ce modèle, un moule en plâtre en deux parties est fabriqué dans notre atelier. Ce premier moule s’appelle le moule mère. Après séchage, il servira à fabriquer un moule fils, qui permettra de fabriquer les santons en plusieurs exemplaires.

La réalisation de nombreux sujets exige plusieurs moulages successifs qui permettent d’obtenir davantage de mouvement dans les formes, c'est une des spécialités de notre Maison. Il faut, dans ce cas, assembler chaque morceau tel que bras, main, tête, chapeau, cape…etc. à la barbotine (argile liquide).

Séchage des santons :    Le sujet, retiré du moule et assemblé, subit retouches, ébarbages et lissages, opérations qui consistent à faire disparaître l’argile superflue. Puis, il sera de nouveau ébarbé et lissé plusieurs fois au cours du séchage qui doit s'effectuer très lentement, car un séchage trop rapide fendrait la terre au moment du retrait d'eau et d'air. Le séchage varie de huit jours à deux mois suivant l’importance du sujet.

Cuisson : Bien secs, les santons sont placés dans un four, soigneusement rangés pour éviter qu’ils se cassent. Le chauffage se fait progressivement, pendant neuf heures, à une température qui atteint les 960°C. Le four doit rester fermé durant 48 heures, pour refroidir très progressivement. Les santons sont ensuite sortis du four, solides comme de la brique.

Décoration : C’est un travail long et minutieux effectué à la peinture point après point. Nos sujets sont décorés couleur après couleur et sont repris de nombreuses fois, afin de peindre tous les motifs sur les vêtements. Cette peinture mate permet à nos santons de traverser le temps sans être altérés. Les peintures employées donnent à nos santons une très haute qualité.

 La Maison Fouque perpétue la tradition, en créant chaque année de nouveaux santons, suivant la même méthode depuis deux siècles.

LE «  COUP DE MISTRAL © »

Emblème de la Maison Fouque et chef d’œuvre de l’Art du Santon, le « Coup de Mistral © » est né, en 1952, de l’observation par Paul Fouque d’un berger avançant avec difficulté dans le vent.

Son créateur, amoureux de la Provence, a relevé le défi d’intégrer le Mistral, l’impression de mouvement et de souffle dans un santon. La sculpture originale a été modelée directement dans l’argile pure. Puis, dans un deuxième temps, l’œuvre a été décomposée en quinze pièces différentes, à partir desquelles ont été confectionnés les moules mères, puis les moules fils nécessaires à la reproduction du santon en plusieurs exemplaires presque identiques.

Bien sûr, chaque exemplaire est unique et entièrement fabriqué et peint à la peinture à l’huile à la main. Plus de 14 moules sont ainsi nécessaires pour fabriquer, à partir de l’argile pure, les différentes pièces (visage, bras, cape…) qui, assemblées à la barbotine (argile liquide), constitueront le célèbre « Coup de Mistral © ». Le santon est alors placé dans une cave chaude et humide à hydrométrie constante où il est maintenu debout par des cales de bois ou d’argile. Cette période de séchage, d’environ deux mois, garantit le retrait de 8 à 9% d’eau le plus lentement possible pour éviter les risques de fissure. Après une sortie de quelques jours à l’air libre, le santon est cuit progressivement, jusqu’à 960 degrés, puis refroidit lentement dans le four clos pendant 48 heures. Enfin, le santon est peint au pinceau, couleur après couleur. La peinture à l’huile utilisée, semblable à celle des tableaux anciens, garantit la quasi-éternité du santon.

Le célèbre berger est devenu l’un des personnages principaux de la Crèche de Noël et une pièce de collection exposée dans les musées du monde entier. En 2012, la Maison Fouque célèbre le jubilé de la création de « Renaude », dont le modèle avait été créé en 1962.

Le « Coup de Mistral ©  » est une création exclusive de la Maison Fouque. Il est déposé à l’I.N.P.I et délivré poinçonné et accompagné d'un certificat d'authenticité. Il existe dans plusieurs tailles, de 2 cm à 50 cm.

Renaude et Le Coup de Mistral © : Une belle histoire d'amour !

Si le « Coup de Mistral ©  » et Renaude sa compagne sont unanimement considérés comme les deux chefs d'œuvre de l'art du santon, ce sont également les deux personnages de l'une des plus belles histoires d'amour écrites en Provence. Son auteur n'est autre que Paul Fouque qui a su les immortaliser dans l'argile pour que se perpétue leur souvenir et leur plus belle histoire d'amour.  

« Il était une fois un berger, que Paul Fouque avait surnommé « Le Coup de Mistral » car il le voyait souvent avancer avec difficulté face aux rafales du mistral, avec son bâton pour soutien et sa cape flottant au vent.
Vers l'âge de vingt ans, ce berger, de son vrai nom Jean-Baptiste, tomba amoureux d'une jeune Arlésienne, jolie et intelligente, prénommée Renaude. Cupidon fit bien les choses puisque la belle jeune fille tomba également amoureuse de son prétendant. Jusque là, cela aurait pu faire un très beau mariage. Mais voilà, Renaude était la fille du propriétaire d'un grand mas de la plaine de La Crau et Jean Baptiste n'était autre que l'un des 50 bergers employés dans ce mas pour s'occuper de son immense troupeau. Le riche propriétaire terrien avait bien d'autres ambitions pour sa fille unique que ce pauvre berger parmi tant d'autres. Renaude était cultivée,  «elle  avait des lettres » comme on disait autrefois en Provence et disposait d'une dote conséquente qui attirait les prétendants. Mais face à l'amour de Renaude pour son berger tant aimé, le père ne put rien et se résigna en déclarant à sa fille  : « Ecoute Renaude, si tu l'aimes, épouse-le, mais alors tu dois le faire en cachette, pour que les gens ne le sachent pas ! ». C'est ainsi qu'après avoir été mariés en toute discrétion par le prêtre du village, Renaude et Jean-Baptiste partirent tous les deux pour s'installer dans une modeste cabane de La Crau. Ainsi commença une belle et longue histoire d'amour. Jean-Baptiste continua à exercer son métier de berger jusqu'à la fin de sa vie et Renaude le rejoignait souvent dans les pâturages, avec son panier, à l'heure du déjeuner. Parfois, ils venaient jusqu'à Aix-en-Provence avec leur charrette tirée par un cheval pour aller au marché de la Sainte-Barbe (le 4 décembre) et  pour assister à la fête des rois le 6 janvier. Ils étaient heureux, et pour preuve de son amour, Renaude cousit sur chacun des pantalons de Jean-Baptiste un morceau de sa plus belle robe à fleurs . C'est la raison pour laquelle Le Coup de Mistral porte toujours un pantalon rapiécé au niveau du genou avec du tissu fleuri. Et surveillez bien, car de nos jours encore, la légende raconte Renaude et Jean-Baptiste s'aiment toujours autant et que les jours de grand mistral il n'est pas rare de les voir, côte-à-côte, traverser la plaine de La Crau ».

Santons FOUQUE - Le Coup de Mistral et la Renaude sa compagne

REPRODUCTION ET APPELATION INTERDITES : Tout modèle d’une appellation approchante ou similaire ne peut être qu’une copie faite pour induire les collectionneurs et la clientèle en erreur, concernant ce santon de renommée internationale.

APPROCHE DE LA CRECHE EN PROVENCE

La Tradition Provençale situe la naissance de Jésus non pas à Bethléem, il y a 2000 ans, mais dans un petit village provençal au siècle dernier.

On retrouve bien entendu les personnages bibliques formant la crèche : la Sainte-Vierge et Saint-Joseph auxquels s’ajoutent, le 24 décembre à minuit, l’Enfant Jésus et les bergers avec leurs troupeaux, le jour de l’Epiphanie, les rois mages.

Aux sujets bibliques s’ajoutent tous les personnages caractéristiques de la vie d’un village que l’on retrouve dans la Pastorale Maurel, spectacle qui se joue dans notre région dans les théâtres et les maisons de quartier entre le 25 Décembre et le 2 Février.

Ces personnages ont tous une histoire :

L’aveugle qui a retrouvé son fils devant la crèche

Le bohémien qui a volé l’enfant de l’aveugle et qui se repend devant la Nativité

Le trio : Le couple Margarido et  Jourdan avec leur ami Roustido

Le rémouleur qui boit trop et qui est seul avec son chien.

Bartoumiou et Pistachié, les deux frères recueillis par l’aubergiste….

Les Provençaux, attachés à leurs coutumes, créent un décor et installent leurs santons avec amour entre le 4 Décembre et le 24 Décembre.

La crèche sera enlevée le jour de la Chandeleur le 2 février.

 Santons de Provence

Parmi les personnages provençaux typiques, on trouvera, entre autres :

La Provençale à l’aïoli, le Meunier, les Marchands d’ail

Les Pêcheurs, la Poissonnière, le Poissonnier, le Marinier….

La Femme à la lavande, le Marchand de poteries, le Ramasseur et le Cueilleur d’olives, la Fermière à l’oie, la Provençale avec son panier d’olives …….

Les Bergers et Bergères : « Coup de Mistral © », « Renaude », Jeune Berger, Bergère et ses agneaux, Berger avec son agneau et son chien, Berger sommeillant dans les pâturages.

Le Boulanger, la Boulangère, le Calissonnier, le Cuisinier, le Navetier.

Les couples de jeunes : les Arlésiennes et les Tambourinaires.

Les couples de vieux : Grasset et Grassette, Couple au parapluie, les Vieux assis sur un banc, le Porteur et la Porteuse de bois…..

Et bien d’autres … tous en costume du 19ème siècle que peuvent accompagner les modèles plus contemporains

Une crèche se constitue sur plusieurs générations. Elle s’agrandit d’année en année par des santons ou des éléments de décors que l’on a choisi.

La réalisation de la crèche en Provence dans chaque foyer est une tradition qui se perpétue. Elle est indispensable à la fête de Noël en Provence.

Extrait des conférences de Mireille Fouque

POUR COMPOSER UNE CRECHE …

Choix des santons et accessoires :

Pour composer une crèche, il est utile d’avoir des santons de différentes tailles ainsi que des maisons de plus en plus petites pour donner un aspect de profondeur et finir, de préférence, par un tout petit moulin perché sur la colline, ce qui permet d’obtenir une perspective.

Il est très important que toute la famille y participe et que les enfants, si jeunes soient-ils, puissent y ajouter leurs notes personnelles.

Le décor :

Il est nécessaire d’étager les éléments éloignés en composant un flanc de colline : pour cela, de vieux livres permettent de construire une ossature stable, recouverte de papier rocher, avec un peu de mousse. Tracer les chemins avec du sable ou de préférence de la terre afin de faire disparaître le socle pour que l’on ne voit que leurs pieds sur les chemins, ce qui permet aussi de bien faire tenir les santons.

Ajouter quelques pierres de différentes tailles pour représenter les rochers, quelques brins de thym en guise d’oliviers, puis d’autres branches pour représenter d’autres arbres. Vous pouvez rajouter un dessin de colline en fond pour compléter la perspective paysagée.

Conseils :

Composez votre crèche, petit à petit, par groupes de santons avec leurs éléments correspondants, comme par exemple : le pont avec le pêcheur, la porteuse d’eau avec le puits, les fermiers avec leurs animaux devant leurs fermes.

Une crèche se constitue sur plusieurs générations… et chaque année est un renouveau. La crèche est un élément indispensable à la fête de Noël en Provence.

Extrait de Texte de Mireille Fouque

LA CRECHE TRADITIONNELLE EN PROVENCE

Nos collines fleurent bon le thym et le romarin. On y trouve, certes, beaucoup de pierres, mais aussi de la mousse. Tous ces éléments naturels nous permettent de constituer la crèche, c’est-à-dire de placer le décor où seront ajoutés les éléments.

Tout le monde ira chercher ces matériaux le premier dimanche de l’Avent. Toute la famille ouvre la boîte dans laquelle sommeillent les petits santons  pour  préparer ou rajouter des santons.

Puis, on met tout en place, sauf la Nativité qui sera déposée dans l’étable le 24 décembre à minuit, avant le « Gros Souper » et, enfin, les mages qui arriveront le jour de l’Epiphanie.

Chaque personnage a sa vie qui ressemble à celle des habitants dans les petits villages. Mais, cette fois-ci, tout se passe chez nous ; cela nous fait penser à tel ou tel parent, voisin ou ami car pour nous, Provençaux, la légende provençale raconte la naissance de Jésus non pas à Bethléem il y a 2000 ans, mais dans un petit village au 19ème siècle.

Il suffit de lire la Pastorale de Maurel pour connaître cette histoire en détail. Celle-ci se joue dans les théâtres, dans les maisons de quartier, entre le 25 décembre et le 2 février, jour de la chandeleur. Les Provençaux, attachés à leurs coutumes, font la crèche toutes les années et vont voir la Pastorale au moins une fois tous les deux ou trois ans pour se réciter au fond du cœur ce qu’ils aiment entendre de nouveau.

La Maison Fouque perpétue la tradition en créant chaque année de nouveaux santons suivant la même méthode utilisée depuis deux siècles et ceci depuis sa création.

Une fois terminé, le santon sera vendu pour aller « vivre sa vie » dans la famille qui l’aura choisi, installé dans la crèche du 4 décembre jusqu’à la Chandeleur (2 février). Ensuite, il prendra place avec les plus anciens dans sa boîte en carton où il sommeillera jusqu’à « l’an que ven » (l’année prochaine) pour recommencer, d’année en année, les mêmes rites, les mêmes coutumes, de génération en génération.

LA VEILLEE CALENDALE

Dans une famille de santonniers, la Veillée Calendale fait partie intégrante de la vie privée et de la vie professionnelle. La famille Fouque respecte scrupuleusement la tradition en faisant  la Veillée Calendale le 24 Décembre au soir.

En Provence, beaucoup de traditions sont liées aux conditions atmosphériques, comme le « cacho-fio » : le soir de Noël, la personne la plus âgée ainsi que l’enfant le plus jeune de l’assemblée emmènent tous deux la bûche, provenant obligatoirement d’un arbre fruitier mort dans l’année, dans la cheminée où l’aïeul va l’arroser trois fois de vin  cuit avant de l’allumer en prononçant ces paroles en provençal :

Alegre !                                                          Allégresse !

Dieu nous alegre !                                       Dieu nous donne l’allégresse !

Cacho-fio ven                                                Cacho-fio vient

Tout ven ben !                                                 Tout vient bien !

De veire l’an que ven                                    De voir l’an qui vient

Se sian pas mai                                             Si nous ne sommes pas plus

Siéguen pas men.                                         Ne soyons pas moins.

Puis, toute la famille et amis mangent le « Gros Souper ». La table sera dressée au milieu de la pièce d’où l’on pourra voir, d’un côté la cheminée et, de l’autre, la crèche. Sur la table, trois nappes seront étendues sur lesquelles se trouvent le plus beau service de la maison, trois chandeliers d’une seule bougie seront allumés. La décoration est faite avec les coupelles contenant du blé germé depuis la Sainte-Barbe, entouré d’un ruban (rouge et jaune de préférence, les couleurs de la Provence). Ensuite, la maîtresse de maison coupe les pointes qui s’appelleront le foin et elles seront posées dans l’étable de la crèche par les enfants.

Santons-FOUQUE : creche

Par ailleurs, des branches de pin et de petit houx (houx sauvage très fin) seront placées entre chaque assiette.

Le gros souper est un repas maigre. Il commence bien souvent par une « Bagno Caoudo ». C’est une sauce vinaigrette aux anchois que l’on fait chauffer juste avant de servir avec du céleri cru. C’est enfin le tour de la traditionnelle carde, puis poisson, généralement de la morue dessalée et enfin les fromages du pays. Ce repas comprendra sept plats.

Ensuite, tout le monde assiste à la messe de minuit et à la crèche vivante dans toutes les églises de notre région.

De retour à la maison, chacun connaît au moins, un chant, un passage de la Pastorale ou un petit couplet dans la langue de Mistral dont il fera profiter les autres. Chacun porte le « costume » (qui n’est pas un déguisement), mais un habit qui se portait déjà au XVIIIème siècle à Aix-en-Provence (les Santons Fouque sont habillés de la même époque).

Une fois la table débarrassée, elle sera embellit de nouveau pour recevoir le vin cuit et les treize desserts : les raisins secs, les amandes, les figues sèches remplies de noix, que l’on appelle le nougat du pauvre. Les dattes qui sont servies dans le plus beau plat, les pommes, les mandarines, les poires, le nougat noir ou le nougat blanc, les pâtes de coing et surtout la pompe à l’huile d’olive, les papillotes qui sont remplacées à Aix-en-Provence par les calissons.

Ce texte peut être reproduit sous condition d’y apposer la mention : Texte de Mireille Fouque – Aix-en-Provence.

FICHE DE RENSEIGNEMENTS

- Particuliers : Visite libre toute l'année
des expositions temporaires, des collections de santons, de l'atelier et de la boutique.

- Groupes à partir de 9 personnes : visites commentées sur rendez-vous
Tarif : 3 euros par personne /  Durée : 30 minutes environ pour un groupe de  30 personnes.


- Parking privé : dépose minute pour un autocar et capacité d'accueil parking d'une dizaine de voitures dans la cour de notre magasin et en épis sur notre parking privé le lond de la route

- Heures d’ouverture : Toute l'année de 9h à 12h et de 14h à 18h, sauf  dimanches et jours fériés.
(en décembre, ouverture 7j / 7 de 10h à 19h)            

- Adresse         :   Santons FOUQUE   65, Cours Gambetta  13100 Aix-en-Provence - plan d'accès
- Téléphone     :   00.33.(0)4.42.26.33.38
- Site Internet  :  www.santons-fouque.com
- e-mail             :   contact@santons-fouque.com

- Accès :
. En voiture :  - par l'autoroute > en venant de Nice (direction Aix – sortie  n°31 Val Saint-André)
                                                      > en venant de Marseille et Lyon  ( direction Nice – sortie n°31 Val Saint-André )
                         - par le centre-ville d'Aix-en-Provence : Direction Fréjus

. En bus : Prendre le bus n°3 à partir de la Place de la Rotonde (Direction: Val St André – Arrêt: Tour d'Aygosi)

. A pied : A 15 minutes du centre ville.
  En haut du cours Mirabeau , prendre  la rue d’Italie à droite, puis descendre le Cours Gambetta sur 800m.

Brochures  de présentation et catalogues disponibles gratuitement sur demande

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